Rapport actuariel : Régime de prestations financé par la Caisse de pension de la GRC (personnes à charge) au 31 mars 2013

Propriétés du document

  • Type de publication : Rapport actuariel
  • Date : 27 septembre 2013

L'honorable James M.  Flaherty, C.P., député
Ministre des Finances
Chambre des communes
Ottawa (Canada)
K1A 0G5

Monsieur le Ministre,

En application de l'article 56 de la Loi sur la continuation des pensions de la Gendarmerie royale du Canada, je suis heureux de vous soumettre le rapport sur l'examen actuariel, au 31 mars 2013, du régime de prestations établi en vertu de la partie IV de ladite loi. 

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

L'actuaire en chef,

Jean-Claude Ménard Signature

Jean-Claude Ménard, F.S.A., F.I.C.A.

I. Sommaire

A. Objet du présent rapport

L'examen actuariel, au 31 mars 2013, du régime de prestations régi par la partie IV de la Loi sur la continuation des pensions de la Gendarmerie royale du Canada (la « Loi ») dont traite le présent rapport a été effectué en vertu de l'article 56 de la Loi.  L'examen précédent avait été effectué au 31 mars 2010.  La date du prochain examen périodique est le 31 mars 2016.

Conformément à la pratique actuarielle reconnue et à la Loi, le présent rapport actuariel vise avant tout :

  • à présenter une estimation du bilan du régime (actif, passif actuariel et excédent actuariel) à la date d'évaluation;
  • à comparer les résultats réels et attendus sous le régime au cours de la période d’évaluation et à concilier les changements de la position financière du régime depuis le dernier rapport actuariel;
  • à recommander des mesures touchant l'utilisation de l'excédent actuariel.

B. Changements depuis la dernière évaluation

Les dispositions du régime, qui sont résumées à l'annexe 1, n'ont pas été modifiées pendant la période d'évaluation.  Toutefois, le gouverneur en conseil a bonifié les prestations en accord avec les recommandations sur l'utilisation de l'excédent actuariel que renfermait le rapport de 2010 traitant du régime.  Les principales améliorations ont pris la forme de majorations des prestations de 2,0 % le 1er avril 2011, le 1er avril 2012 et le 1er avril 2013.  Le montant forfaitaire payable au décès d'un participant et le montant résiduel payable en cas de décès anticipé d'une conjointe admissible ont également été haussés.

Les hypothèses de mortalité et de rendement de la caisse ont été révisées pour cette évaluation.  Ces changements sont discutés aux annexes 4 et 5.

C. Observations principales et recommandation

  • Au 31 mars 2013 (c.-à-d.  à la fin de l'année du régimeNote de bas 1 2013), le régime affichait un excédent actuariel de 1,3 million de dollars (2,7 millions de dollars au 31 mars 2010), soit la différence entre l'actif de 22,7 millions de dollars et le passif actuariel de 21,4 millions de dollars.
  • Il conviendrait d'affecter une tranche d'environ 0,6 million de dollars de l'excédent actuariel pour bonifier les prestations comme suit :
    1. hausser les prestations payables aux conjointes admissibles actuelles et éventuelles de 1,2 % le 1er avril 2014, le 1er avril 2015 et le 1er avril 2016;
    2. hausser le montant forfaitaire payable au décès d'un participant de 1,2 % le 1er avril 2014, le 1er avril 2015 et le 1er avril 2016;
    3. hausser le montant résiduel payable au décès, au cours de l'année du régime 2015, 2016 ou 2017, de la conjointe admissible d'un participant du montant obtenu en supposant que les cotisations du participant seront majorées de 1 240 %, de 1 256 % et de 1 272 % respectivement (cette hausse correspond à une augmentation de 1,2 % par année des cotisations majorées au 1er avril 2013).

Le solde de l'excédent actuariel, soit 0,7 million de dollars, devrait être maintenu dans la Caisse pour financer la bonification des prestations pour chaque année suivante selon la méthode établie.

D. Avenir du régime

La participation au régime est en baisse constante depuis 1948.  Le solde de la Caisse diminuera jusqu'au moment, réputé survenir pendant l'année du régime 2044 selon l’estimation la plus probable, du versement du dernier paiement de prestations à la dernière conjointe admissible.

Une hypothèse de mortalité fondée sur l’estimation la plus probable est utile pour projeter les résultats futurs en regard de la mortalité d’un groupe suffisamment grand d’individus.  Toutefois, plus la taille du groupe diminue, plus les fluctuations aléatoires deviennent importantes.  L’analyse des gains et pertes actuariels de ce rapport vient appuyer cet énoncé, cette analyse montrant des déviations importantes entre les résultats réels et les résultats attendus en regard de la mortalité.  En conséquence, l’hypothèse de mortalité fondée sur l’estimation la plus probable utilisée dans cette évaluation n’est pas nécessairement un bon indicateur des résultats futurs à l’égard de la mortalité vu le nombre relativement restreint de participants et de conjointes admissibles qui font encore partie du régime.

Dans les évaluations précédentes, un élément additionnel de passif avait été établi pour absorber l’impact financier des écarts aléatoires défavorables en regard de la mortalité.  Comme l’âge moyen des participants et des veuves est près de 90 ans dans cette évaluation, le montant de la provision pour écarts défavorables a été ajouté à l'excédent actuariel dans l'objectif de verser le dernier paiement de prestations à la dernière conjointe admissible sans devoir accorder à cette dernière un traitement de faveur.

II. Situation financière du régime

A. Bilan

Le bilan qui suit repose sur les dispositions du régime énoncées à l'annexe 1, sur les dividendes accumulés au 1er avril 2013, et sur les données et hypothèses actuarielles décrites dans les sections qui suivent.  Les résultats de l’évaluation précédente au 31 mars 2010 sont montrés à titre de comparaison.

Tableau 1 Bilan
(en dollars)
Au 31 mars 2013 Au 31 mars 2010
Actif
Solde de la Caisse 22 677 000 26 972 000
Valeur actuarielle des acomptes en cours de service par les participants 17 000 24 000
Actif total = 22 694 000 = 26 996 000
Passif actuariel
Prestations accumulées par les participants
· pensions de conjointe admissible 3 177 000 4 559 000
· paiements forfaitaires au décès sans conjointe admissible 3 305 000 3 679 000
Pensions de conjointe éligible en cours 14 546 000 14 999 000
Provision pour écarts défavorables à l’égard de la mortalité - 932 000
Paiements en souffranceNote de bas 1 323 000 162 000
Total du passif actuariel 21 351 000 24 331 000
Excédent actuariel 1 343 000 2 665 000

L’excédent actuariel de 1,3 million de dollars établi dans ce rapport représente 6 % du passif actuariel de 21,4 millions de dollars.

B. Conciliation avec les résultats du rapport précédent

Une description des facteurs de conciliation de l'excédent actuariel de la présente évaluation et de celui de l'évaluation précédente est présentée ci-après.  Les montants entre parenthèses sont négatifs.

Tableau 2 Conciliation de l’excédent actuariel
au 31 mars 2013 (en dollars)
Excédent actuariel au 31 mars 2010 2 665 000
Corrections de données (2 000)
Coût de la hausse des prestations en 2011, 2012, et en 2013 (1 075 000)
Excédent révisé au 31 mars 2010 = 1 588 000
Intérêt sur l’excédent    310 000
Excédent anticipé au 31 mars 2013 = 1 898 000
Gains et pertes actuariels (257 000)
Révisions des hypothèses actuarielles (1 412 000)
Révision de la provision pour écarts défavorables 1 114 000
Excédent actuariel au 31 mars 2013 1 343 000
  1. Corrections de données

    Les paiements en souffrance de 162 000 $ enregistrés au passif de l’évaluation précédente ont été corrigés à 164 000 $ et l’excédent au 31 mars 2010 a reculé de 2 000 $.

  2. Coût de la hausse des prestations en 2011, 2012 et 2013

    La bonification des prestations en accord avec les recommandations sur l’utilisation de l’excédent actuariel a eu pour effet de diminuer l’excédent de 1 075 000 $ au 31 mars 2010.

  3. Intérêt sur l’excédent

    L’intérêt prévu au 31 mars 2013 sur l’excédent révisé de 1 588 000 $ au 31 mars 2010 est de 310 000 $.

  4. Gains et pertes actuariels

    Depuis l’évaluation précédente, l’excédent actuariel a reculé de 257 000 $ en raison des gains et pertes actuariels. Les principaux postes sont décrits dans le tableau qui suit.

    Tableau 3 Gains et pertes actuariels
    (en dollars)
    Mortalité des conjointes admissibles (74 000)
    Âge des nouvelles conjointes admissibles (68 000)
    Mortalité des participants (41 000)
    Proportion de participants mariés au décès (34 000)
    Taux d’intérêt (19 000)
    Divers (21 000)
    Gains actuariels nets (257 000)
    1. Mortalité des conjointes admissibles

      Les 34 décès de conjointes admissibles déclarés au cours de la période de trois ans terminée le 31 mars 2013 représentent 85 % des 39,9 décès anticipés d'après l'hypothèse de l'évaluation précédente. Le régime a subi une perte actuarielle de 74 000 $.

    2. Âge des nouvelles conjointes admissibles

      Les 22 nouvelles conjointes admissibles déclarées au cours de la période de trois ans terminée le 31 mars 2013 avaient 1,8 an de moins que prévu, de sorte que le régime a subi une perte actuarielle de 68 000 $.

    3. Mortalité des participants

      Les 32 décès de participants déclarés au cours de la période de trois ans terminée le 31 mars 2013 représentent 110 % des 29,0 décès anticipés d'après l'hypothèse de l'évaluation précédente. Le régime a subi une perte actuarielle de 41 000 $.

    4. Proportion de participants mariés au décès

      Les 22 nouvelles conjointes admissibles déclarées au cours de la période de trois ans terminée le 31 mars 2013 représentent 144 % des 15,3 conjointes admissibles anticipées d'après l'hypothèse de l'évaluation précédente. Le régime a subi une perte actuarielle de 34 000 $.

    5. Taux d'intérêt

      Dans le cadre de l'évaluation précédente, il avait été présumé que le rendement annuel moyen de la Caisse serait de 6,13 % pour la période de trois ans se terminant le 31 mars 2013. Toutefois, les taux d'intérêt ont en fait été légèrement moins élevés (6,08 % en moyenne) au cours de cette période, ce qui explique la perte actuarielle de 19 000 $.

  5. Révisions des hypothèses actuarielles

    Depuis l’évaluation précédente, l’excédent actuariel a reculé de 1 412 000 $ en raison de la révision des hypothèses actuarielles, tel que montré dans le tableau qui suit.

    Tableau 4 Révisions des hypothèses actuarielles
    (en dollars)
    Mortalité des conjointes admissibles (912 000)
    Taux d’intérêt (532 000)
    Mortalité des participants 32 000
    Incidence nette de la révision (1 412 000)
    1. Mortalité des conjointes admissibles

      Les deux composantes de l’hypothèse de mortalité des conjointes admissibles ont été révisées. La révision des taux de mortalité réputés applicables aux conjointes admissibles pour l'année du régime 2014 a eu pour effet de diminuer l’excédent actuariel de 850 000 $ et la révision des facteurs de réduction annuelle a eu pour effet de diminuer l’excédent actuariel de 62 000 $ pour une diminution totale de 912 000 $.

    2. Taux d’intérêt

      Les taux d'intérêt ont été calculés suivant la méthode décrite à l'annexe 3-D. La révision à la baisse du taux d’intérêt à long terme sur l’argent frais, de 5,2 % à 5,0 %, a eu pour effet d’abaisser le taux d’intérêt moyen sur la Caisse d’environ 0,6 % au cours des 15 prochaines années. L'adoption de cette hypothèse révisée des taux d'intérêt a eu pour effet de diminuer l'excédent actuariel de 532 000 $.

    3. Mortalité des participants

      Les deux composantes de l’hypothèse de mortalité des participants ont été révisées. La révision des taux de mortalité réputés applicables aux participants pour l'année du régime 2014 a eu pour effet d’augmenter l’excédent actuariel de 14 000 $ et la révision des facteurs de réduction annuelle applicables aux taux de mortalité de 2014 a eu pour effet d’augmenter l’excédent actuariel de 18 000 $ pour une augmentation nette de 32 000 $.

  6. Modification de la provision pour écarts défavorables à l'égard de la mortalité

    Aux fins de l’évaluation précédente, une provision additionnelle de 932 000 $ pour écarts défavorables à l'égard de la mortalité avait été établie. Comme l’âge moyen des participants et des conjointes admissibles est près de 90 ans dans cette évaluation, le montant de la provision pour écarts défavorables à l'égard de la mortalité a été ajouté au surplus. L’ajout de cette provision augmenté de l’intérêt de 182 000 $ a eu pour effet d’augmenter l’excédent actuariel de 1 114 000 $.

C. Sensibilité du passif actuariel aux variations des hypothèses clés

Les estimations supplémentaires qui suivent indiquent la mesure dans laquelle le passif actuariel de 21 351 000 $ figurant au bilan dépend de certaines hypothèses clés. Les modifications du passif actuariel indiquées ci-après peuvent aussi servir à estimer l'impact d'autres variations numériques de chaque hypothèse clé dans la mesure où cet impact est linéaire.

  1. Taux d’intérêt

    Si les taux présumés d’intérêt pour chaque année future étaient augmentés de 1 %, le passif actuariel diminuerait de 1 044 000 $, soit de 4,9 %.

    Si les taux présumés d’intérêt pour chaque année future étaient abaissés de 1 %, le passif actuariel augmenterait de 1 151 000 $, soit de 5,4 %.

  2. Mortalité des conjointes admissibles

    Si les taux présumés de mortalité des conjointes admissibles pour chaque année future étaient abaissés de 10 %, le passif actuariel augmenterait de 921 000 $, soit de 4,3 %.

    Si l'on faisait abstraction du prolongement présumé de l'espérance de vie des conjointes admissibles après l'année du régime 2014 (voir l’annexe 5), le passif actuariel diminuerait de 228 000 $, soit de 1,1 %.

  3. Mortalité des participants

    Si les taux présumés de mortalité des participants pour chaque année future étaient haussés de 10 %, le passif actuariel augmenterait de 148 000 $, soit de 0,7 %.

    Si l'on faisait abstraction du prolongement présumé de l'espérance de vie des participants après l'année du régime 2014 (voir l’annexe 5), le passif actuariel augmenterait de 40 000 $, soit de 0,2 %.

  4. Proportion de participants mariés

    Si l'on haussait de 10 % la proportion de participants mariés au décès, le passif actuariel augmenterait de 102 000 $, soit de 0,5 %.

  5. Différence d'âge des conjointes admissibles

    Si l'âge de chaque conjointe admissible future était abaissé d'un an, le passif actuariel augmenterait de 132 000 $, soit de 0,6 %.

D. Actifs du régime

  1. Caisse de pension de la GRC (personnes à charge)

    Le régime est entièrement financé par la Caisse de pension de la GRC (personnes à charge), qui fait partie des Comptes du Canada. On porte :

    • au crédit du régime toutes les cotisations versées par les participants;
    • au débit du régime le montant des prestations versées;
    • au crédit du régime les intérêts, qui sont comme si les flux de trésorerie nets étaient investis avec les flux de trésorerie d’autres régimes de retraite publics dans des obligations du gouvernement du Canada à 20 ans émises à des taux d’intérêt prévus par règlement et conservées jusqu’à échéance. Le gouvernement n'émet à la Caisse aucun titre de créance pour constater ces montants. Les crédits d’intérêt sont portés à la Caisse tous les trois mois sur la base du rendement, au trimestre précédent, du portefeuille d'obligations fictif qui sous-tend les comptes de pension de retraite combinés de la fonction publique, des Forces canadiennes – forces régulières et de la GRC.
  2. Conciliation

    Le tableau qui suit indique le résultat de la conciliation des soldes de la Caisse de l'évaluation précédente et de ceux de la présente évaluation. Les données relatives à la Caisse montrées ci-après sont tirées des états financiers préparés et certifiés par la Division Comptable de la GRC. Au cours de cette période, le solde de la Caisse a régressé de 4 295 000 $, soit de 16 %, pour atteindre 22 677 000 $ au 31 mars 2013.

    Tableau 5 Soldes de la Caisse
    (en dollars)
    Année du régime
    2011 2012 2013
    Solde d’ouverture de la Caisse 26 972 269 25 297 146 23 939 819
    Revenus
    Versements échelonnés 4 929 3 953 3 719
    Crédits d’intérêt 1 683 870 1 464 314 1 297 701
    Total = 28 661 068 = 26 765 413 = 25 241 239
    Débours
    Prestations de survivant 2 570 644 2 517 340 2 488 037
    Paiements forfaitaires 793 278 308 254 398 891
    Indemnités de résiliation - - -
    Total = 3 363 922 = 2 825 594 = 2 886 928
    Actifs nets disponibles pour les prestations 25 297 146 23 939 819 22 354 311
     Paiements en souffrance 793 278 229 690 322 571
    Solde de clôture de la Caisse 26 090 424 24 169 509 22 676 882
  3. Taux de rendement

    Les taux de rendement de la Caisse pour les années du régime 2011, 2012 et 2013 ont été de 6,6 %, de 6,0 % et de 5,7 % respectivement. Ils ont été calculés en supposant que les versements échelonnés, les prestations de survivant et les paiements forfaitaires ont été effectués au milieu de l’année.

E. Disposition de l'excédent actuariel

Selon l'algorithme établi pour l'attribution de l'excédent actuariel (décrit à l'annexe 3 E), le montant de l'excédent actuariel dont l'attribution est recommandée pour les années du régime 2015, 2016 et 2017 est de 0,6 million de dollars, ce qui pourrait couvrir les majorations des prestations recommandées ci-après. La mesure de loin la plus coûteuse à cet égard est la hausse des pensions de conjointe admissible qui serait de 1,2 % le 1er avril 2014, le 1er avril 2015 et le 1er avril 2016.

Tableau 6 Améliorations recommandées des prestations
Bonifier la pension des conjointes admissibles actuelles et futures et des enfants
Date
d’effet
Hausse des
dividendes
Dividende
cumulatif
Hausse
effective
1er avril 2014 16 % 1 240 % 1,2 %
1er avril 2015 16 % 1 256 % 1,2 %
1er avril 2016 16 % 1 272 % 1,2 %
Bonifier la prestation forfaitaire payable au décès du participant
Date
d’effet
Hausse des
dividendes
Dividende
cumulatif
Hausse
effective
1er avril 2014 9 % 686 % 1,2 %
1er avril 2015 9 % 695 % 1,2 %
1er avril 2016 10 % 705 % 1,2 %

Le solde de l’excédent actuariel de 0,7 million de dollars devrait être suffisant pour bonifier les prestations futures de 1,2 % par année à compter du 1er avril 2017 si les hypothèses sur lesquelles sont fondées ces projections se réalisent.

III. Projections démographiques et financières

A. Projections relatives aux participants

En se fondant sur les hypothèses démographiques décrites à l’annexe 5, le nombre de participants et de veuves a été projeté jusqu’à l’échéance ultime du régime.

Nombre de participants et veuves
Au 31 mars Participants Veuves
Historique    
2001 193 176
2004 165 171
2007 125 149
2010 97 144
2013 65 132
Projeté    
2016 43 105
2019 26 78
2022 14 54
2025 7 34
2028 3 19
2031 1 10
2044 - -

Depuis une dizaine d’années, le nombre de participants est en baisse constante de sorte qu’il n’en reste plus que 65 au 1er avril 2013 (97 au 1er avril 2010), on prévoit que cette tendance se maintiendra jusqu’au décès du dernier participant, réputé survenir pendant l’année du régime 2033. Le nombre de conjointes admissibles a atteint 132 au 1er avril 2013 (144 au 1er avril 2010) et il devrait diminuer progressivement. La dernière conjointe admissible est réputée survivre jusqu’en l’année du régime 2044Note de bas 1.

Les résultats futurs à l’égard de la mortalité feront l’objet de fluctuations aléatoires. Par conséquent, les statistiques réelles sur les participants dévieront, peut-être de façon importante, en raison du nombre relativement faible de participants.

B. Projections relatives à l’actif

Le graphique suivant illustre le résultat de la projection de l'actif de la Caisse à l'aide des hypothèses décrites aux annexes 4 et 5. Les paiements en souffrance de 323 000 $ inscrits au bilan sont réputés avoir été effectués le 1er avril 2013.

Actif de la Caise 

L'actif de la Caisse a plafonné à 31,4 millions de dollars le 31 mars 2002. D'après cette projection, il devrait maintenant diminuer de façon constante jusqu'à son épuisement réputé survenir en l'année du régime 2044.

La progression réelle de l'actif de la Caisse dépendra de plusieurs facteurs, plus particulièrement des fluctuations aléatoires des décès qui influent sur les projections relatives aux participants.

IV. Opinion actuarielle

À notre avis, aux fins du présent rapport :

  • les données sur lesquelles l’évaluation repose sont suffisantes et fiables;
  • les hypothèses sont, dans l'ensemble, appropriées;
  • la méthodologie utilisée est appropriée; et
  • le présent rapport a été établi, et notre opinion donnée, conformément à la pratique actuarielle reconnue.

En particulier, ce rapport a été préparé conformément aux Normes de pratique de l’Institut canadien des actuaires.

Autant que nous sachions, aucun événement subséquent n’est survenu entre la date d’évaluation et la date de ce rapport.

Signature de Jean-Claude Ménard
Jean-Claude Ménard, F.S.A., F.I.C.A.
Actuaire en chef

Signature de Mario Mercier
Mario Mercier, F.S.A., F.I.C.A.
Actuaire

Signature de Michel Rapin
Michel Rapin, F.S.A., F.I.C.A.
Actuaire sénior

Ottawa (Canada)
Le 27 septembre 2013

Annexe 1 - Sommaire des dispositions du régime

Suit un résumé des dispositions du régime établi en vertu de la partie IV de la Loi sur la continuation des pensions de la Gendarmerie royale du Canada (LCPGRC).  Toutefois, en cas de divergence entre le présent résumé et les dispositions de la LCPGRC, ces dernières ont préséance.

A. Historique du régime

Le régime de prestation lié à la Caisse de pension de la Gendarmerie royale du Canada (personnes à charge) a été établi en 1934 par adjonction de la partie IV de la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada (la « LGRC »).  Les gendarmes faisant partie de la GRC le 1er octobre 1934 étaient libres de souscrire au régime visé par la partie IV.  La participation au régime est toutefois devenue obligatoire pour les gendarmes nommés après cette date.

En 1948, la LGRC a été modifiée par adjonction de la partie V (un nouveau mécanisme de pension).  Les participants qui ont choisi de cotiser en vertu de la partie V devaient suspendre leur participation ou y mettre fin.  En outre, le régime n'acceptait plus de nouveaux participants, sauf certains gendarmes dont le service continu avait débuté au plus tard le 1er octobre 1934.  Enfin, le régime a été modifié de manière que le gouvernement assume tout déficit éventuel enregistré par la Caisse.

En 1959, la Loi sur la pension de retraite de la Gendarmerie royale du Canada et la Loi sur la continuation des pensions de la Gendarmerie royale du Canada ont été édictées pour régir tous les mécanismes de pension de la GRC.  Le régime est maintenant assujetti à la LCPGRC.

En 1975, l'âge auquel un fils n'est plus admissible aux prestations accordées aux enfants a été porté de 18 à 21 ans, âge qui s'appliquait déjà aux filles.  En outre, le droit aux prestations de survivant a été élargi jusqu'à l'âge de 25 ans pour les enfants célibataires qui fréquentent l'école, sous réserve de certaines conditions.  Enfin, le taux d'intérêt annuel de 4 % qui avait toujours été appliqué au solde de la Caisse a été remplacé par le taux applicable aux trois principaux comptes de pension du secteur public (ceux de la fonction publique, des Forces canadiennes et de la GRC), lequel taux est dérivé du rendement d'un portefeuille fictif d'obligations à long terme (voir la section II-D).  Les crédits d'intérêt plus élevés qui en résultent ont été attribués aux participants et aux survivants sous forme d'augmentations plus généreuses des prestations depuis 1975.

En 1989, le critère de la situation de famille utilisé pour déterminer l'admissibilité d'un fils ou d'une fille aux prestations de survivant âgés de 21 à 25 ans a été aboli, tout comme la disposition prévoyant la réduction actuarielle de la pension d'une conjointe admissible de plus de 20 ans la cadette de son conjoint au décès de celui-ci.

En 1993, le régime a été modifié pour permettre le versement d'une pension à une conjointe admissible habitant avec un homme qui n'est pas son conjoint.

B. Adhésion

Comme on l'a vu à l'annexe 1, l'adhésion au régime était obligatoire pour les gendarmes nommés entre 1934 et 1948, après quoi elle a, essentiellement, cessé.  Le dernier participant a pris sa retraite en 1987.

C. Cotisations

  1. Cotisations des participants
    1. Service courant

      Pour acquérir des prestations au titre du service courant, le participant actif devait cotiser 5 % de son traitement et tout montant supplémentaire exigible suivant l'échelle prévue par la LCPGRC.

    2. Services passés

      Un participant actif pouvait cotiser un montant forfaitaire ou des versements équivalentNote de bas 1 pour acquérir des prestations, en fonction de son taux de rémunération à la date de son choix, à l'égard de toute période antérieure admissible. De même, au moment de sa promotion au rang de sous-officier, le participant pouvait choisir de bonifier partiellement ou entièrement les prestations acquises.

  2. Cotisations du gouvernement

    La LCPGRC n'oblige le gouvernement à cotiser à la Caisse que si cette dernière devient insolvable. Comme toutes les évaluations effectuées à ce jour font état d'un excédent, le gouvernement n'a jamais cotisé directement à la Caisse.

D. Crédits d’intérêt

  1. Taux d'intérêt sur l'argent frais

    Le taux d'intérêt prescrit pour les obligations fictives nouvellement émises (voir la section II-D) est le taux moyen des obligations du gouvernement du Canada en circulation dont l'échéance résiduelle est d'au moins 20 ans.

  2. Attribution du revenu d’intérêt

    Les crédits d’intérêt sont portés à la Caisse tous les trois mois sur la base du rendement, au trimestre précédent, du portefeuille d'obligations fictif qui sous-tend les comptes de pension de retraite combinés de la fonction publique, des Forces canadiennes – forces régulières et de la GRC.

E. Prestations de décès de base

Le montant de la prestation de base est déterminé uniquement en vertu des dispositions de la LCPGRC, sans tenir compte de quelque dividende cumulatif payable que ce soit (voir la section suivante). Le cas échéant, les prestations et les montants forfaitaires décrits ci-après sont payables au décès du participant qui a versé les cotisations prévues et ne les a pas retirées de la Caisse. Vu l'âge avancé des participants actuels, il est fait abstraction des prestations payables à un enfant ou à un étudiant admissible.

  1. Pension de conjointe admissible

    La conjointe admissible du participant a droit aux prestations acquises par les cotisations de ce dernier, aux taux indiqués au tableau II de l'annexe de la LCPGRC. Dans bien des cas, la pension représente environ le produit obtenu en multipliant 1,5 % de la rémunération ultime du participant par le nombre de ses années décomptées. Il s'agit d'une rente viagère. Si une conjointe admissible décède avant d'avoir reçu des prestations équivalant aux cotisations versées par le participant, un montant résiduel sera payable.

  2. Prestations forfaitaires

    Si le participant décède sans laisser de conjointe admissible, un montant forfaitaire est versé à ses personnes à charge et à ceux de ses proches qui, de l'avis du ministre intéressé, y sont les plus admissibles. Ce montant représente la valeur actuarielle de la pension que la conjointe admissible théorique aurait reçue si elle avait été âgée de 75 ans.

  3. Plafonnement des prestations

    La pension de base payable à la conjointe admissible d’un participant qui s'est marié alors qu'il avait plus de 60 ans est réduite pour assurer que la valeur actuarielle1 de sa pension n’excède pas le montant forfaitaire qui aurait été payable s’il n’avait pas laissé de conjointe admissible à son décès.

F. Dividendes cumulatifs sur prestations de décès de base

Si la Caisse est largement excédentaire par rapport aux sommes requises pour financer adéquatement les prestations futures qui devront y être prélevées, le gouverneur en conseil peut, par décret, bonifier une partie ou la totalité des prestations prévues par le régime, d'une manière qu'il juge équitable et opportune.

Jusqu'au 31 mars 1991, ces hausses prenaient la forme de dividendes proportionnels appliqués également à toutes les prestations de décès de base, mais non au montant résiduel payable si la conjointe admissible du participant décédait prématurément. Le 1er avril 1991, des dividendes proportionnels distincts pour les prestations versées par montant forfaitaire et aux conjointes admissibles ont été établis. Par la même occasion, des dividendes ont été appliqués au montant résiduel payable en cas de décès prématuré d'une conjointe admissible. Les dividendes actuels sont 1 224 % pour la pension et les prestations résiduelles et 677 % pour les prestations forfaitaires payables au décès du membre.

Les dividendes cumulatifs pouvant être déclarés ne sont pas assujettis au plafonnement à l'égard des prestations de décès de base décrit à la section E-3.

G. Indemnités de résiliation

Le participant peut choisir à tout moment de retirer sans intérêt ses cotisations de la Caisse; ce choix a toutefois pour effet d'abroger ses droits et ceux de ses personnes à charge par la suite en vertu du régime.

H. Versements échelonnés

Le participant peut décider à n’importe quel moment de mettre fin aux versements échelonnés qu’il effectue à l’égard du service antérieur choisi.  La valeur actuarielleNote de bas 2 du solde des versements annulés est immédiatement convertie en un montant équivalantNote de bas 3 à la prestation de décès de base.  Le montant de prestation de décès de base constitué du participant est réduit en conséquence.  De plus, cela a pour effet de réduire le dividende cumulatif.

Si le participant décède alors qu'il effectue encore des versements échelonnés, les prestations payables en vertu du régime ne sont pas réduites parce que tous les paiements requis sont réputés avoir été faits.

Annexe 2 - Données sur les participants

A. Source des données sur les participants

Les données individuelles sur les participants et les conjointes admissibles sont établies en date du 31 mars 2013 et sont résumées dans la présente annexe.  Toutes les données proviennent de la firme de services-conseils Morneau Shepell qui est responsable de l’administration du régime.  Les données reflètent les décès qui ont été déclarés au plus tard en juillet 2013.

B. Validation des données sur les participants

Nous avons procédé à certains tests d’uniformité interne ainsi qu’à des tests d’uniformité avec les données utilisées dans l’évaluation précédente à l’égard du rapprochement des données sur les membres, de l’information de base (date de naissance, sexe, etc.) et des niveaux des rentes aux survivants. 

À la lumière des omissions et des incohérences recensées dans le cadre des vérifications mentionnées ci-dessus et d’autres vérifications, les ajustements nécessaires ont été apportés aux données de base après consultation avec leur fournisseur.

C. Sommaire des données

Dans le présent rapport, participant s'entend d'un ancien cotisant dont les cotisations sont demeurées dans la Caisse et conjointe admissible s'entend d'une conjointe admissible à des prestations tirées de la Caisse.  Tous les participants actuels sont des hommes et tous les conjoints survivants sont des conjointes admissibles.  Aucune rente payable à un enfant n'était en cours de service au 31 mars 2013.

Un sommaire des données utilisées aux fins d’évaluation est montré dans les tableaux qui suivent. 

Tableau 7 Données sur les participants
au 31 mars 2013
Âge au dernier
anniversaire
NombreNote de bas 2 Prestations annuelles
de conjoint de survivantNote de bas 1
Moyenne ($) Total ($)
80-84 11 21 497 236 470
85-89 31 24 916 772 381
90-94 20 20 224 404 483
95+ 3 8 665 25 994
Tous les âges 65 22 144 1 439 328

Âge moyen au dernier anniversaire : 88,5 ans

Tableau 8 Données sur les conjointes admissibles
au 31 mars 2013
Âge au dernier
anniversaire
Nombre Prestations annuellesNote de bas 1
Moyenne ($) Total ($)
Moins de 75 ans 2 19 431 38 863
75-79 7 18 386 128 701
80-84 27 24 136 651 673
85-89 47 18 005 846 250
90-94 35 17 634 617 201
95-99 11 17 725 194 978
100+ 3 8 410 25 229
Tous les âges 132 18 961 2 502 895

Âge moyen au dernier anniversaire : 87,8 ans

D. Conciliation des données sur les participants

Le tableau suivant, tiré des données de base, reconstitue le nombre de participants et de conjointes admissibles au 31 mars 2013 à partir du dernier rapport.

Tableau 9 Conciliation des données sur les participants
Participants Conjointes admissibles
Au 31 mars 2010 97 144
Nouveaux survivants 22
Décès (32) (34)
Au 31 mars 2013 65 132

Annexe 3 - Méthodologie

A. Actif

La principale composante de l’actif du régime se compose du solde enregistré à la Caisse de pension de la Gendarmerie royale du Canada (personnes à charge), qui fait partie des Comptes du Canada.  Le solde correspond à la valeur comptable du portefeuille de titres à longue échéance réputés être détenus par la Caisse, tel que décrit à la section II-D. 

La seule autre composante de l’actif correspond à la valeur, actualisée en utilisant les taux de rendement projetés sur la Caisse, décrits à la section D ci-après, et montrés à l'annexe 4, de tous les versements échelonnés futurs des participants au titre du service antérieur choisi et dont le choix a été effectué au plus tard le 31 mars 1987, date à laquelle le dernier participant a pris sa retraite.

B. Passif actuariel

  1. Participants

    Le passif actuariel du régime à l’égard des participants à la date de l’évaluation correspond à la valeur actualisée, conformément aux hypothèses actuarielles, de toutes les prestations futures alors constituées à cette date à l’égard de tout le service comme participant actif dans la Gendarmerie. Le dividende cumulatif est réputé être fixe à 1 224 % pour les prestations de pension et à 677 % pour les montants forfaitaires payables au décès du participant.

  2. Conjointes admissibles

    Le passif actuariel du régime à la date d’évaluation à l’égard des conjointes admissibles correspond à la valeur actualisée, conformément aux hypothèses actuarielles, de toutes les prestations futures auxquelles ces conjointes admissibles sont admissibles.  Le dividende cumulatif est réputé être fixe à 1 224 %.

Par souci de cohérence, le passif actuariel a été déterminé en utilisant les taux d’intérêt hypothétiques, décrits à la section D ci-après, qui reflètent pleinement la capacité de revenu de l’actif.

C. Taux projetés de rendement de la Caisse

Le gouvernement applique à la Caisse les mêmes taux d'intérêt trimestriels qu'aux trois principaux comptes de pension du secteur public (ceux de la fonction publique, des Forces canadiennes – forces régulières et de la Gendarmerie royale du Canada).  Les taux projetés de rendement (montrés à l'annexe 4), utilisés pour le calcul de la valeur actuarielle des prestations servant à l’estimation du passif actuariel, correspondent aux taux annuels projetés de rendement sur la valeur comptable des trois comptes combinés.

Les taux de rendement projetés ont été déterminés à l’aide d’un procédé d’itérations faisant appel aux revenus d’intérêt connus sur l’actif combiné des trois comptes à la date d’évaluation, aux taux hypothétiques de rendement sur l’argent frais (voir aussi l'annexe 4), et aux mouvements de trésorerie hypothétiques futurs afférents aux trois comptes combinés.  Cette approche est conforme à la disposition, commune aux trois régimes, en vertu de laquelle le taux moyen de rendement sur les comptes combinés de ces trois régimes doit servir à l’affectation de l’ensemble des revenus d’intérêt à chacun des trois comptes.

D. Disposition recommandée de l’excédent actuariel

Les bonifications des prestations recommandées ici visent à attribuer l'excédent actuariel à mesure qu'il est acquis, conformément à ce qui suit.

  1. Attribuer le très petit montant d'excédent actuariel requis pour que, en moyenne, la prestation résiduelle payable au décès d'une nouvelle conjointe admissible soit égale à la prestation forfaitaire de décès payable par ailleurs au décès de son époux.
  2. Déterminer la hausse annuelle effective nivelée qui peut être soutenue si les hypothèses sur lesquelles est fondé ce rapport se réalisent. Utiliser un montant d’excédent actuariel suffisant pour bonifier les prestations payables selon la hausse effective au cours des années du régime 2015, 2016 et 2017.
  3. Maintenir dans la Caisse l’excédent actuariel résiduel pour les bonifications futures.

Annexe 4 - Hypothèses économiques

A. Taux d'intérêt

L’hypothèse des taux d’intérêt a été révisée pour cette évaluation.  Compte tenu des récents résultats, le taux de rendement des obligations à long terme du Canada est prévu à 3,0 % pour l’année du régime 2014.  Il augmentera graduellement pour atteindre le taux ultime de 5,0 % par année en 2021; ce taux est basé sur les tendances historiques.  Les taux hypothétiques de rendement de la Caisse, dérivés selon la méthode décrite à l’annexe 3-D, sont plus bas que ceux utilisés aux fins de l’évaluation précédente (en moyenne 0,6 % plus bas pour les quinze prochaines années).  Ils sont présentés dans le tableau qui suit. 

Tableau 10 Hypothèses économiques
Année du
régime
Taux d’intérêt (%)
Argent
frais
Rendement
 de la Caisse
2014 3,0 5,4
2015 3,4 5,1
2016 3,8 4,8
2017 4,2 4,6
2018 4,6 4,5
2019 4,8 4,4
2020 4,9 4,3
2021 5,0 4,2
2022 5,0 4,2
2023 5,0 4,2
2024 5,0 4,1
2025 5,0 4,1
2026 5,0 4,1
2027 5,0 4,1
2028 5,0 4,1
2030 5,0 4,1
2035 5,0 4,8
  2040+ 5,0 5,0

B. Frais d'administration

Comme pour l’évaluation précédente, les frais engagés pour l’administration du régime sont réputés être nuls. Ces frais, qui ne sont pas imputés à la Caisse, sont entièrement à la charge du gouvernement et sont regroupés avec toutes les autres dépenses du gouvernement.

Annexe 5 - Hypothèses démographiques

Sauf indication contraire, toutes les hypothèses démographiques ont été déterminées en fonction des résultats passés du régime.

A. Nouveaux participants

Comme à la dernière évaluation, le taux d'adhésion est réputé nul étant donné qu’aucun nouveau participant ne peut adhérer au régime.

B. Résiliations

Comme à la dernière évaluation, chaque participant est réputé assujetti à un taux de résiliation nul.

C. Mortalité

Les taux de mortalité réputés applicables aux participants ont été changés pour cette évaluation.  Pour l'année du régime 2014, ce sont les taux tirés du rapport actuariel sur le régime de retraite de la Gendarmerie royale du Canada au 31 mars 2012 applicables aux membres réguliers de sexe masculin pour l’année 2014.  Ils sont en moyenne 1 % plus bas que les taux utilisés dans la dernière évaluation pour cette année du régime.

Les taux de mortalité réputés applicables aux conjointes admissibles ont aussi été révisés pour cette évaluation.  Pour l'année du régime 2014, ce sont les taux tirés du rapport actuariel sur le Régime de retraite de la fonction publique du Canada au 31 mars 2011 applicables aux conjoints survivants de sexe féminin pour l’année 2014.  Ils sont en moyenne 10 % plus bas que les taux utilisés dans la dernière évaluation pour cette année du régime.

Tableau 11 Mortalité pour l’année du régime 2014
(par 1 000 personnes)
Âge au dernier
anniversaire
Mortalité présumée pour l’année du régime 2014
Participants Conjointes admissibles
55 2,7 3,2
65 7,7 8,0
75 25,2 20,4
85 89,0 61,2
95 204,9 186,7
105 500,0 500,0
115 1 000,0 1 000,0

Aux fins d’évaluation, les taux de mortalité sont réduits dans le futur selon l’hypothèse d’amélioration de la longévité du 25e Rapport actuariel du Régime de pensions du Canada.  Tant pour les hommes que pour les femmes, les facteurs de réduction sont sensiblement plus élevés que ceux utilisés aux fins de l’évaluation précédente qui étaient tirés du 23e Rapport actuariel.  Les taux de réduction ultimes, pour 2031 et les années ultérieures, ont été établis en examinant les tendances observées au Canada au cours de la période allant de 1921 à 2006.  Les taux de réduction pour l’année du régime 2012 sont réputés être les mêmes que ceux enregistrés au cours des 15 dernières années (1991 à 2006).  Après 2012, les taux devraient diminuer progressivement pour atteindre leur niveau ultime en 2031.  Les réductions futures des taux sont montrées dans le tableau qui suit.

Tableau 12 RéductionsNote de bas 1 futures du taux annuel de mortalité
(en pourcentage)
Âge au dernier
anniversaire
Participants Conjointes admissibles
2014 2031+ 2014 2031+
55 1,93 0,80 1,26 0,80
65 2,35 0,80 1,37 0,80
75 2,09 0,74 1,38 0,74
85 1,52 0,58 1,10 0,58
95 0,64 0,34 0,35 0,34
105 0,13 0,30 0,05 0,30
115 - - - -

D. Conjointes admissibles éventuelles et enfants admissibles

Le tableau 13 indique la proportion des participants qui sont réputés laisser au moment du décès, une conjointe admissible à des prestations de pension de la Caisse; ces proportions sont les mêmes que celles utilisées pour la dernière évaluation. Figure également dans ce tableau la différence hypothétique d'âge entre les conjoints qui est la même que celle supposée pour la dernière évaluation.

Tableau 13 Hypothèses relatives aux conjointes admissibles éventuelles
Âge au dernier
anniversaire du
participant au décès
Proportion de
participants mariés
DifférenceNote de bas 2
d’âge
80 0,77 (4)
85 0,66 (5)
90 0,49 (5)
95 0,31 (6)
100 0,16 (8)
105 0,07 (11)
110 0,03 (14)
115 0,01 (18)

Comme à la dernière évaluation, aucun participant n’est réputé laisser, au moment de son décès, un enfant ou un étudiant admissible à une rente.

E. Suspensions de prestations de conjointes admissibles

Dans l’évaluation de 2010, il était présumé que quatre veuves dont les paiements de prestations avaient été suspendus étaient décédées au moment de l’arrêt du paiement des prestations.  Les décès de trois veuves ont été confirmés.  La veuve dont le décès n’a pas été confirmé est présumée être décédée au moment de l’arrêt du paiement des prestations.  Si cette hypothèse ne se réalise pas, les dispositions futures de l’excédent actuariel en seront affectées. 

Annexe 6 - Remerciements

La Division Comptable de la GRC a fourni et certifié les états financiers au 31 mars 2013 sur lesquels reposent les résultats et le solde de la Caisse.

La firme de services-conseils Morneau Shepell qui est responsable de l’administration du régime a fourni les données d'évaluation pertinentes au sujet des participants et des conjointes admissibles.

Il convient de souligner la collaboration et l'aide compétente de ces organismes.

Les personnes suivantes ont participé à l'élaboration du présent rapport :

Li Ya Ding, A.S.A.
Lyse Lacourse
Stephen McCleave, A.S.A.

Section C. Observations principales Note de bas

Note de bas 1

Toute mention, dans le présent rapport, de l'« année du régime » signifie la période de 12 mois terminée le 31 mars de l'année en question.

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Tableau 1 Note de bas

Note de bas 1

Des prestations forfaitaires de décès survenus avant le 31 mars 2013 n’ont pas encore été versées.

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Section III. Projections démographiques et financières Note de bas

Note de bas 1

La date du dernier paiement anticipé a été reportée de sept années dans ce rapport puisqu’un nouveau conjoint admissible est beaucoup plus jeune que prévu.

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Annexe 1 C Note de bas

Note de bas 1

D'après les taux de mortalité de la table CM(5) et un taux d'intérêt annuel de 4 %.

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Annexe 1 E Note de bas

Note de bas 1

D'après les taux de mortalité de la table ultime a(f) et un taux d'intérêt annuel de 4 %.

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Annexe 1 H Note de bas

Note de bas 2

Fondée sur les taux de mortalité de la table CM(5) et sur un taux d'intérêt annuel de 4 %.

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Note de bas 3

Selon les taux prévus au tableau II de la LCPGRC.

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Tableau 7 Note de bas

Note de bas 1

Les montants correspondent à la pension de base et au dividende cumulatif de 1 224 % versés à compter du 1er avril 2013.

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Note de bas 2

De ce nombre, 19 participants effectuaient des versements échelonnés à la suite de leur choix portant sur le service antérieur. Le montant annuel moyen s'établissait à 194 $ et le montant annuel global à 3 694 $.

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Tableau 8 Note de bas

Note de bas 1

Les montants correspondent à la pension de base et au dividende cumulatif de 1 224 % versés à compter du 1er avril 2013.

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Tableau 12 Note de bas

Note de bas 1

La réduction du taux de mortalité applicable à une année pendant la période initiale de 17 ans est calculée par interpolation linéaire entre les chiffres de 2014 et 2031.

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Tableau 13 Note de bas

Note de bas 2

L'âge de la conjointe admissible moins celui du participant au décès de ce dernier.

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