Projections des régimes de pension publiques sur la mortalité au Canada et implications financières – Symposium international de la SOS, Living to 100

Présentation au Symposium international « Living to 100 » de la SOA portant sur les Projections de la mortalité dans le cadre des programmes de sécurité sociale au Canada et les implications financières

Jean-Claude Ménard, actuaire en chef, Bureau de l’actuaire en chef, Orlando, FL, 10 janvier 2014

Bonjour. Merci de m’avoir invité à vous parler aujourd’hui. Je me présente, Jean‑Claude Ménard, actuaire en chef du Régime de pensions du Canada, du programme de la Sécurité de la Vieillesse et des régimes de retraite du secteur public fédéral du Canada.

Aperçu de la présentation (Diapositive 2)

Aujourd’hui, je vais d’abord discuter des tendances de la mortalité canadienne au cours du dernier siècle, et à quel point ces tendances auront un impact sur les futurs taux de mortalité de la population canadienne.

Je ferai ensuite une comparaison des projections du Canada avec d’autres pays, et présenterai différents résultats dans le but de mettre en perspective l’incertitude rattachée à nos projections. Finalement, je vais essayer de répondre à la question: “Peut-on vivre plus de 100 ans?”

Espérance de vie à la naissance (par année civile) (Diapositive 3)

Cette diapositive présente l’espérance de vie à la naissance sur base d’année civile. Les espérances de vie sur base d’année civile, qui sont le résultat de calculs basés sur les taux de mortalité d’une année donnée, sont généralement déterminées par des agences statistiques à travers le monde.

Depuis 1901, l’espérance de vie à la naissance au Canada a augmenté d’environ 33 ans, avec les plus importantes augmentations enregistrées avant 1950. Les augmentations futures de l’espérance de vie sont présumées se produire aux âges plus avancés comparativement aux âges plus jeunes, ce qui veut dire que l’impact sur l’espérance de vie à la naissance sera limité.

La contribution à l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance a progressivement évolué vers les plus de 65 ans (Diapositive 4)

Ce tableau montre un ralentissement du taux d’augmentation de l’espérance de vie à la naissance entre le début et la fin du 20ème siècle. Pendant les 20 années entre 1989 et 2009, 59 % de l’augmentation de l’espérance de vie pour les hommes est venue d’améliorations à la mortalité pour les âges de 65 ans et plus. Pour les femmes, la proportion est 67 % pour la même période. On s’attend à ce que cette tendance continue dans le futur.

Les améliorations de la mortalité liée aux maladies du cœur ont été considérables au cours des 15 dernières années (Diapositive 5)

Les augmentations significatives de l’espérance de vie à l’âge 65 qui ont été observées au cours des dernières décennies peuvent être expliquées en grande partie par l’amélioration de la mortalité causée par les maladies du cœur. Ces taux de mortalité ont connu une amélioration moyenne de 5% par année pour les âges de 65 ans et plus pour les hommes et 4% par année pour les femmes. Dans le futur, on peut espérer s’attendre à ce que les réductions de la mortalité causée par les tumeurs malignes deviennent un facteur important.

Espérance de vie à 65 ans (par année civile) (Diapositive 6)

Depuis le début des années 1970, l’espérance de vie à 65 ans des hommes et des femmes a augmenté d’environ 5 ans, à 19 ans et 22 ans, respectivement. Cela représente un rythme de plus d’un an d’augmentation par décennie. L’écart entre les espérances de vie à l’âge 65 des hommes et des femmes a également rétréci, et encore plus récemment.

L’état civil et le niveau de revenu ont un impact sur l’espérance de vie (Diapositive 7)

L’espérance de vie varie par sous-groupes de la population. Par exemple, l’état civil et le niveau de revenu sont deux indicateurs à long-terme de la mortalité. Le programme de la Sécurité de la Vieillesse du Canada couvre pratiquement toute la population canadienne. L’étude de mortalité du programme indique que les bénéficiaires mariés ont tendance à vivre plus longtemps que la population générale, tandis que les bénéficiaires célibataires ont une espérance de vie plus courte où les hommes sont plus affectés que les femmes.

La même étude indique que les bénéficiaires avec des niveaux de revenu plus élevés (ceux qui n’ont pas droit au SRG, qui est un bénéfice basé sur le revenu) ont une espérance de vie plus longue que la population générale. Cette observation pourrait être expliquée par la relation entre des niveaux plus élevés de revenu et une meilleure santé et qualité de vie.

La mortalité des survivants est significativement plus élevée que celle de la population générale (Diapositive 8)

Un autre groupe qui présente des niveaux de mortalité significativement plus élevés que ceux de la population générale se compose des époux survivants. Cette diapositive indique que les femmes semblent être plus affectées par le décès de leur conjoint, et particulièrement aux âges plus jeunes. Pour les hommes et les femmes, les taux de mortalité convergent vers le niveau de la mortalité de la population générale aux âges avancés.

La mortalité des bénéficiaires d’une pension d’invalidité est 5 à 6 fois plus élevée que la mortalité de la population en général (Âges 55 à 59) (Diapositive 9)

Il n’est pas surprenant de constater que les bénéficiaires d’une pension d’invalidité présentent des taux de mortalité beaucoup plus élevés que ceux de la population générale. La même relation est observée pour tous les groupes d’âge. Il importe de noter que le cancer est la cause de décès la plus commune de la population invalide.

Cartes thermique des taux d’amélioration de la mortalité historiques et projetés des hommes  (Diapositive 10)

Un des défis majeurs pour les actuaires est de dériver des hypothèses sur l’évolution des taux de mortalité dans le futur. Autrement dit, il est nécessaire de faire des hypothèses sur les futurs taux d’amélioration de la mortalité. La carte thermique est un outil utile pour analyser les tendances des taux d’amélioration de la mortalité.

Cette diapositive présente la carte thermique des taux historiques des hommes canadiens, de même que nos projections. Il est possible de voir que vers la fin des années 60 et au début des années 70, les taux de mortalité chez les jeunes hommes a significativement augmenté (tache violette). Nous pensons que ce phénomène s’explique par une augmentation des décès accidentels causés par une conduite automobile non-sécuritaire. Une autre détérioration de la mortalité a pu être observée au milieu des années 90 pour les hommes âgés entre la fin vingtaine et le début de la quarantaine, et s’explique par le SIDA.

Un effet cohorte positif est observable pour les hommes nés dans les années 1930 et 1940. Nous assumons dans nos projections que cet effet cohorte continuera pour un certain temps puis disparaîtra progressivement. En général, la mortalité est présumée continuer à s’améliorer, mais à un rythme plus lent que celui qui a été observé au cours des dernières décennies.

Cartes thermique des taux d’amélioration de la mortalité historiques et projetés des femmes  (Diapositive 11)

Il ne semble pas y avoir d’effet cohorte historique qui soit perceptible pour les femmes canadiennes. Un effet d’année civile significatif est discernable pour les femmes âgées de moins de 45 ans dans les années 1950 et au début des années 1960, avec des taux d’amélioration de la mortalité qui approchaient les 5 % par année. Il appert que cet effet soit relié à la réduction de la mortalité causée par l’accouchement.

Les taux d’amélioration historiques récents, de même que ceux projetés sont plus modérés. On suppose que l’écart entre les taux de mortalité des hommes et des femmes continuera de rétrécir. Nous pensons également que les taux de mortalité des hommes continueront d’être plus élevés que ceux des femmes, ce qui implique que les femmes continueront à vivre plus longtemps que les hommes.

Les taux de mortalité entre 15 et 54 ans sont beaucoup plus bas au Canada qu’aux États-Unis(Diapositive 12)

Les prochaines diapositives examineront l’évolution des taux de mortalité par groupes d’âge pour le Canada et les États-Unis, en mettant davantage l’accent sur le Canada. Les chiffres des États-Unis sont basés sur le 2012 OASDI Trustees Report.

Pour le groupe d’âge 15 à 54 ans, au cours des 40 dernières années, la diminution des taux de mortalité se chiffrait à 57 %. C’est légèrement supérieur à la réduction de 50 % au cours des 40 années précédentes. Toutefois, il est bon de noter que les taux de mortalité diminuent maintenant à un rythme plus lent: le taux a diminué de 28 % au cours des 20 dernières années comparativement à 40 % au cours des 20 années précédentes. Une réduction supplémentaire de 38 % est présumée au cours des 40 prochaines années.

La mortalité actuelle pour ce groupe d’âge est 40 % plus faible que celle des États-Unis, notamment en raison d’une mortalité plus faible causée par les accidents, les maladies du cœur et les homicides.

Les taux de mortalité des groupes plus âgés ont diminué au cours des 80 dernières années, et plus encore au cours des 40 dernières (Diapositive 13)

Pour le groupe d’âge de 55 à 64 ans, la diminution récente de 57 % au cours des 40 dernières années fut beaucoup plus dramatique que celle de 26 % au cours des 40 années précédentes. De plus, les taux de mortalité des hommes pour ce groupe d’âge ont diminué beaucoup plus rapidement au cours des deux dernières décennies que pendant les décennies précédentes. Une réduction additionnelle de 33 % est projetée. La mortalité actuelle de ce groupe d’âge est 27 % inférieure à celle des États-Unis, en majeure partie explicable par une mortalité plus faible causée par les maladies du cœur, les accidents et le diabète.

Pour chaque tranche de 1 000 personnes âgées entre 65 et 74 ans, 7 meurent du cancer, et 3 de maladies du cœur (Diapositive 14)

Le groupe d’âge 65 à 74 ans a connu une tendance et une ampleur de réduction de mortalité similaires à celles du groupe d’âge 55 à 64. Une diminution additionnelle de 40 % est projetée. Une fois de plus, les taux de mortalité des hommes dans ce groupe d’âge ont diminué à un rythme plus rapide dans les deux dernières décennies qu’au cours des décennies précédentes.

Pour ce groupe d’âge, les tumeurs malignes sont responsables de la majorité des décès. La mortalité actuelle est 21 % inférieure à celle des États-Unis, en raison d’une mortalité plus faible causée par les maladies du cœur, les maladies des voies respiratoires inférieures et le diabète.

Chez les 75 à 84 ans, les taux de mortalité des hommes canadiens sont projetés devenir inférieurs à ceux des femmes américaines (Diapositive 15)

Pour le groupe d’âge 75 à 84 ans, la réduction des taux de mortalité se chiffrait à 43 % au cours des 40 dernières années comparativement à seulement 31 % au cours des 40 années précédentes. Une réduction additionnelle de 37 % est projetée. La mortalité actuelle est 17 % inférieure à celle des États-Unis en raison d’une mortalité plus faible causée par les maladies du cœur et les maladies des voies respiratoires inférieures.

Les taux de mortalité des aînés ont diminué au cours des 80 dernières années, et plus encore pendant la dernière décennie (Diapositive 16)

Les taux de mortalité du Canada et des États-Unis pour le groupe d’âge 85 à 89 ans étaient relativement similaires avant 1999. Toutefois, depuis ce temps, les taux canadiens ont diminué plus rapidement que ceux des États-Unis. La réduction au cours de cette décennie a été de 21 %. La mortalité canadienne est 15 % inférieure à celle des États-Unis en majeure partie à cause d’une mortalité plus faible causée par les maladies du cœur et la maladie d’Alzheimer. Une réduction additionnelle de 30 % est projetée d’ici 2049.

À partir de 90 ans, les maladies du cœur restent la principale cause de décès  (Diapositive 17)

Les taux de mortalité du groupe d’âge des 90 ans et plus ont diminué à un rythme plus lent que ceux des autres groupes d’âge. Une réduction de 26 % a été observée au cours des 40 dernières années, comparativement à une réduction de 14 % au cours des 40 années précédentes.

Pour ce groupe d’âge, les projections deviennent très incertaines, même à court et moyen terme. En date de 2009, la mortalité canadienne pour ce groupe d’âge était 15 % inférieure à celle des États-Unis, en raison d’une mortalité plus faible des maladies du cœur et de la maladie d’Alzheimer.

Espérance de vie par cohorte à l’âge 65 (Diapositive 18)

Une espérance de vie par cohorte diffère de l’espérance de vie sur base d’année civile présentée au début de la présentation. En effet, elle inclut des améliorations futures aux taux de mortalité d’année civile. L’espérance de vie canadienne à 65 ans augmentera de trois années pour atteindre 25 ans d’ici les 50 prochaines années, ce qui indique que la moitié des retraités canadiens dépasseront l’âge de 90 ans.

Cela résultera en une augmentation des coûts pour les régimes de retraite, puisqu’on s’attend à ce que les bénéficiaires reçoivent leur pension pour une plus longue période.

D’ici 2030, il est présumé que le Canada sera derrière le Royaume-Uni et la Suisse pour les hommes (Diapositive 19)

Le Canada est parmi les meneurs de la longévité à travers le monde, et on s’attend à ce que ça continue. En se basant sur les projections disponibles, d’ici 2030, les hommes anglais et suisses sont présumés vivre plus longtemps que les hommes canadiens. L’espérance de vie sur base d’année civile des hommes à l’âge 65 est présumée dépasser 21 ans d’ici 2030.

Les femmes japonaises, anglaises, suisses, françaises et finlandaises vivraient plus longtemps que les canadiennes d’ici 2030 (Diapositive 20)

D’ici 2030, les femmes japonaises, anglaises, françaises et finlandaises sont toutes présumées vivre plus longtemps que les femmes canadiennes. L’espérance de vie est projetée atteindre presque 24 ans d’ici 2030.

Incertitude des résultats: Espérances de vie à 65 ans si les taux d’amélioration par cause sont maintenus constants (Diapositive 21)

Les projections de la mortalité sont très incertaines. C’est pourquoi, il est utile de considérer des scénarios de projections alternatifs. Ce graphique présente les espérances de vie à 65 ans où les taux d’amélioration de la mortalité annuels des 15 dernières années par cause sont assumés constants sur toute la période de projection.

En raison des récents taux d’amélioration plus élevés des hommes, ce scénario mène à un rétrécissement de l’écart entre l’espérance de vie à 65 ans des hommes et des femmes, au point où l’espérance de vie des hommes dépasse celle des femmes à partir de 2026. En 2075, l’espérance de vie des hommes dépasserait celle des femmes par plus de 5 ans. Ce scénario sert de rappel que baser ses choix d’hypothèses seulement sur des tendances récentes peut mener à des résultats inattendus.

Incertitude des résultats: Espérances de vie à 65 ans si les maladies du cœur et le cancer sont graduellement éliminés sur 75 ans (Diapositive 22)

Nous considérons maintenant un scénario où la mortalité causée par les maladies du cœur et par les tumeurs malignes est graduellement éliminée sur 75 ans. Il est aussi présumé que la mortalité due à toutes les autres causes est graduellement réduite en 2030 à la moitié du taux des femmes des 15 dernières années.

Ce scénario résulte en des espérances de vie à 65 ans sur base cohorte qui surpasseraient éventuellement celles projetées dans le 26ème rapport actuariel du RPC, à partir de 2017 pour les femmes et 2024 pour les hommes. D’ici 2075, sous ce scénario, les espérances de vie à 65 ans sur base cohorte dépasseront les espérances de vie du 26ème rapport du RPC par 3 ans pour les hommes et 4 ans pour les femmes.

Incertitude des résultats: une approche mixte stochastique/déterministe produit un large éventail d’espérances de vie (Diapositive 23)

Pour créer des scénarios de mortalité à coût bas et à coût élevé pour le 26ème rapport actuariel du RPC, nous avons utilisé un modèle mixte stochastique-déterministe. Les taux d’amélioration plus élevés et plus bas sont fixés de façon déterministe. Des simulations stochastiques furent ensuite effectuées pour déterminer les taux de mortalité futurs.

Le scénario à coût bas correspond à l’extrémité inférieure du spectre de probabilité de 80 % sous le scénario alternatif où les taux d’amélioration de la mortalité sont réduits, et  le scénario à coût élevé correspond à l’extrémité supérieure du spectre de probabilité de 80 % sous le scénario alternatif où les taux d’amélioration de la mortalité sont majorés. Ces scénarios produisent des espérances de vie à 65 ans en 2050 qui sont 2 ans supérieures et inférieures à celles produites sous la meilleure estimation. On remarque que l’impact financier sur le Régime de Pensions du Canada est assez important.

Peut-on vivre jusqu’à 100 ans? Probabilité de vivre jusqu’à 100 ans pour le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni  (Diapositive 24)

Peut-on vivre jusqu’à 100 ans? Cette diapositive présente les probabilités de survivre jusqu’à 100 ans à partir d’un âge en 2012 pour le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni. Il est intéressant d’observer la forme des courbes. La probabilité est plus élevée pour les plus jeunes âges en raison des diminutions projetés des taux de mortalité. D’un autre côté, pour les groupes d’âges plus vieux, les probabilités d’atteindre 100 ans augmentent puisque seules les personnes qui ont atteint ces âges sont considérées.

Le Royaume-Uni a les probabilités les plus élevées d’atteindre 100 ans parmi les trois pays pour tous les âges entre 0 et 85, en raison de taux futurs d’amélioration de la mortalité plus élevés.

Courbes de survie pour une espérance de vie de 100 ans (hommes) (Diapositive 25)

Que doit-il arriver aux taux de mortalité pour que les Canadiens aient une espérance de vie à la naissance de 100 ans ?

Nous sommes arrivés à deux alternatives. Ce graphique présente une comparaison entre la courbe de survie actuelle et les courbes de survie des deux scénarios alternatifs. Le premier scénario réduit les taux de mortalité actuels de 87 % à chaque âge (courbe de survie bleue en pointillé). La seconde alternative est d’augmenter la durée de vie maximale à 140 ans (courbe de survie rouge), et de redistribuer les taux de mortalité actuels entre les âges de 0 et 140.

Pour vivre jusqu’à 100 ans… (Diapositive 26)

Si les taux de mortalité diminuent au même rythme que celui observé au cours des 15 dernières années, une espérance de vie de 100 ans pourrait être atteinte dans 85 ans (2094) pour les hommes, et dans 112 ans (2121) pour les femmes. Si aujourd’hui on veut vivre jusqu’à 100 ans, il faut soit diminuer les taux de mortalité actuels de façon dramatique, ou d’augmenter la durée de vie maximale. Selon nous, ces deux options ne sont pas réalistes.

Conclusions (Diapositive 27)

Pour conclure, la retraite est chose coûteuse, et elle le deviendra encore plus à l’avenir sous l’effet de l’amélioration de la longévité. La projection des taux de mortalité est un exercice difficile, puisque les taux de mortalité sont hautement incertains, particulièrement pour les 90 ans et plus.

L’actuaire a pour devoir professionnel d’examiner toute l’information disponible pour établir les meilleures hypothèses possibles sur les taux futurs de mortalité.

Je vous remercie de votre attention. Il me fera maintenant plaisir de répondre à vos questions.