Message de la surintendante

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Superintendent Julie Dickson

La conjoncture économique mondiale actuelle est tout sauf normale. Les taux d’intérêt demeurent à des niveaux qui n’ont jamais été aussi bas et la croissance dans plusieurs économies industrialisées n’est toujours pas revenue aux niveaux d’avant la crise. Bien que le système financier canadien continue de tirer avantage des approches appliquées au Canada, le BSIF et les banques et sociétés d’assurances nationales doivent éviter la complaisance.

En 2013-2014, le BSIF a publié ou remanié plusieurs lignes directrices destinées à promouvoir et à soutenir la confiance à l’égard du système financier canadien. Mentionnons notamment Normes de liquidité, qui reflète les normes minimales aux fins de la mesure des liquidités à court terme dans une scénario de crise convenues à l’échelle internationale, Évaluation interne des risques et de la solvabilité (dispositif ORSA) et Capital réglementaire et cibles internes de capital, qui renforce le processus de gestion des risques à l’échelle de l’entreprise du secteur des assurances. Signalons également une ligne directrice sur la souscription d’assurance hypothécaire, qui fait suite à la ligne directrice Pratiques et procédures de souscription de prêts hypothécaires résidentiels publiée en 2012.

En 2013, le Canada a fait l’objet d’un examen dans le cadre du Programme d’évaluation du secteur financier (PESF) du Fonds monétaire international (FMI). Dans son rapport, le FMI a souligné que la surveillance étroite qu’exerce le BSIF, son mandat clair et simple et sa capacité d’attirer des spécialistes du secteur financier ont aidé le Canada à bien résister à la crise.

L’équipe responsable du PESF a constaté que les simulations de crise effectuées par le BSIF en 2013 montrent que les grandes institutions financières continuent à résister aux risques de crédit, de liquidité et de contagion engendrés par un scénario de crise grave.

Le BSIF s’est aussi penché sur des questions internes dans le but de renforcer son effectif très performant et efficace en consacrant plus de ressources aux équipes responsables de la gestion des banques d’importance systémique intérieure et en désignant un employé chargé de cibler les exigences visant les institutions financières de petite taille relevant du mandat du BSIF.

La coopération et la communication étroites avec nos partenaires fédéraux, dont la Banque du Canada, le ministère des Finances, la Société d’assurance-dépôts du Canada et l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, ont aussi aidé le BSIF à atteindre ses objectifs en 2013-2014.

Je quitte cette année le poste de surintendante des institutions financières. Pendant mon mandat, le monde a traversé l’une des crises financières les plus difficiles de tous les temps, et nous en ressentons encore les effets. Je suis fière de la façon dont le BSIF et ses partenaires fédéraux ont uni leurs efforts pour défendre les nombreux enjeux qui se sont présentés.

Le BSIF a été en mesure de contribuer à la confiance du public dans le système financier canadien grâce, une fois de plus, à l’apport de chacun de ses employés. J’ai eu l’honneur et le plaisir de collaborer avec eux au cours des sept dernières années. Je sais que mon successeur et tous les Canadiens pourront compter sur le dévouement et le professionnalisme soutenus de l’équipe du BSIF.

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