Peter Routledge, surintendant, participe à un entretien informel au Sommet du média The Logic à Toronto

Discours - Toronto -

L'allocution prononcée fait foi

Animatrice :

Y a-t-il dans le contexte actuel des éléments qui font écho à la crise financière mondiale de 2007-2009?

Surintendant – Peter Routledge :

  • Après la crise financière mondiale, nous avons renforcé notre cadre réglementaire.
  • Marché de l'habitation : pas en zone critique. Les pratiques de souscriptions sont bonnes et prudentes.
  • Retour du balancier : Nous ne devons pas rester prisonniers du passé. Il faut nous appuyer sur les enseignements de la crise financière sans laisser le passé déterminer notre façon d'aborder ce qui nous attend.
  • La résilience demeure un impératif, mais nous devons aussi créer des conditions propices à la concurrence et à l'innovation, en misant sur les atouts du Canada et sur le filet de sécurité dont bénéficient les grandes banques.
    • Modernisation des politiques + réserve pour stabilité intérieure (RSI)
    • Cadre d'approbation simplifié pour certaines nouvelles entités
  • Bien que les vulnérabilités demeurent élevées et nécessitent une surveillance étroite, elles ne laissent pas présager d'instabilité imminente. Les grandes banques canadiennes continuent d'afficher de solides niveaux de fonds propres, et le BSIF estime que les banques disposent d'une marge de manœuvre considérable pour absorber les pertes advenant une matérialisation des risques.

Animatrice :

Concilier stabilité financière et croissance. Qu'est-ce qui vous a poussé à accélérer le rythme?

Surintendant – Peter Routledge :

  • Raison : modèle d'incidence d'un choc commercial
  • Si le BSIF se montre trop prudent, le système bancaire fera aussi preuve d'une prudence excessive.
  • Énoncé de la propension à prendre des risques pour obtenir de meilleurs résultats (par exemple : la RSI)

Animatrice :

Mandat élargi et révision de la propension du BSIF à prendre des risques

Surintendant – Peter Routledge :

  • En 2023, le Parlement a élargi le mandat du BSIF en raison des risques que des menaces comme l'ingérence étrangère, les cyberattaques, la fraude et le blanchiment d'argent font peser sur l'intégrité des institutions et la résilience du système financier dans son ensemble.
  • Nous avons accru la résilience du système à la fin des années 2000 et dans la foulée de la crise financière mondiale. Il n'y a pas de nouvel impératif à l'horizon; et si la résilience reste notre priorité absolue, nous devons néanmoins mieux tenir compte de la concurrence et de l'innovation, ce qui nous conduit à revoir notre propension à prendre des risques.
    • Cette approche consiste à accepter les risques inhérents au fait d'intervenir tôt, et de veiller à ce que le BSIF ne contribue à une prise de risque excessivement prudente.
  • Revoir nos attentes sur le plan de la réglementation pour déterminer si elles sont bien ciblées et proportionnelles, y compris lorsque les coûts surpassent les avantages prudentiels qui en découlent.
  • Dans un contexte de risque de plus en plus complexe, il est raisonnable de penser que le mandat du BSIF sera lui aussi appelé à évoluer.

Animatrice :

Comment le BSIF se prépare-t-il, à l'interne, à l'évolution de sa propension à prendre des risques?

Surintendant – Peter Routledge :

  • Modernisation de la réglementation et des politiques
  • Le cadre d'approbation simplifié offre aux nouvelles entités admissibles (entreprises de technologie financière) une démarche plus rapide, plus claire et plus prévisible pour devenir des institutions financières fédérales. Il prévoit une évaluation fondée sur le risque plus ciblée.
  • Les nouvelles dirigeantes Jing Yang et Josée Turcotte possèdent une riche connaissance des domaines de la stabilité financière, de la gestion du risque et de la réglementation et à la gouvernance, et elles sont bien placées pour appuyer le BSIF dans l'évolution de son mandat.

Animatrice :

À quoi devrions-nous réfléchir? Comment le BSIF adapte-t-il son approche face à l'essor de l'IA et à l'évolution de l'ordre mondial?

Surintendant – Peter Routledge :

  • Perturbations :
    • L'IA de pointe peut accélérer la matérialisation des risques opérationnels, des risques liés à la modélisation, des cyberrisques et des risques liés à la gouvernance et en accroître l'ampleur, mais elle ouvre aussi la voie à des gains de productivité pour les institutions financières et le BSIF. Le système économique international se fragmente, et les relations d'affaires et d'investissement se redessinent.
    • Dépôt en jetons
  • Si la résilience demeure fondamentale, nous devons aussi nous demander si notre façon de réglementer et de surveiller le secteur permet de faire une juste place à la concurrence responsable, à l'innovation et aux nouvelles entités.
  • Concrètement, il s'agit notamment de simplifier la démarche à suivre pour établir certaines nouvelles entités, de proposer des exigences de fonds propres qui correspondent mieux à la réalité des petites banques et de poursuivre la modernisation de notre cadre réglementaire.
  • Le BSIF pourrait formuler d'autres consignes sur l'IA en s'inspirant des saines pratiques énoncées par le Conseil de stabilité financière. Norme minimale viable.
  • Face à l'évolution du monde, le Canada doit s'adapter, et le BSIF entend faciliter cette adaptation plutôt que de la freiner (par exemple, la RSI).

Relations de presse

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